REGLEMENTATION ET CONFORMITE

Loi APER & Décret Tertiaire : Votre bâtiment est-il aux normes?

Du cadre européen à la loi APER

Face aux objectifs climatiques ambitieux de l’Union Européenne (notamment portés par l’article 10 de la directive sur l’efficacité énergétique des bâtiments), la France a considérablement durci sa législation. À travers l’article 43 de la loi APER (Accélération de la Production des Énergies Renouvelables) et le décret tertiaire, le cadre réglementaire n’est plus une simple recommandation : il impose désormais des obligations strictes aux propriétaires et exploitants immobiliers.

Dès lors que vous exploitez ou possédez un bâtiment ou une partie de bâtiment à usage commercial, industriel, artisanal ou administratif, un bâtiment ou une partie de bâtiment à usage de bureaux ou d’entrepôt, un hangar non ouvert au public faisant l’objet d’une exploitation commerciale, un hôpital, un équipement sportif, récréatif et de loisirs, un établissement scolaire ou universitaire, ayant une emprise au sol au moins égale à 500 mètres carrés, vous êtes directement concerné par l’obligation de solarisation ou de végétalisation.

Cadre Européen 24 Avril 2024 : Adoption de la Directive UE 2024/1275 imposant le déploiement du solaire sur les bâtiments pour les pays membres de l'UE.
1er Juillet 2023
2023
Entrée en vigueur de l'obligation. La proportion de surface à solariser ou végétaliser est fixée à un minimum de 30 %.
1er Juillet 2026
2026
Nouveau palier réglementaire : la proportion minimale obligatoire de surface de toiture à couvrir passe à 40 %.
1er Juillet 2027
2027
Renforcement de la loi : la proportion minimale obligatoire de surface à solariser ou végétaliser grimpe à 50 %.
1er Janvier 2028
2028
Date limite réglementaire pour la mise en conformité effective et l'application complète de ces proportions sur les surfaces concernées.

⚠️ Que risquez-vous en cas de non-conformité ?

Le non-respect des échéances légales expose votre entreprise à des sanctions financières et administratives lourdes, strictement encadrées par la loi :

  • Obligation Toitures (Loi APER) : Selon les articles L. 171-4 et L. 171-5 du Code de la construction et de l’habitation, le non-respect des obligations de solarisation pour les bâtiments neufs, extensions et bâtiments existants expose le propriétaire à une mise en demeure préfectorale suivie de pénalités financières et d’amendes administratives récurrentes jusqu’à la mise en conformité.

 

  • Décret Tertiaire (Réduction des consommations) : En vertu de l’article R. 185-2 du Code de la construction et de l’habitation, le défaut de transmission de vos données de consommation sur la plateforme d’État (OPERAT) ou le non-respect des objectifs de réduction est sanctionné par une amende administrative allant jusqu’à 7 500 € par bâtiment.

 

 

  • Le « Name & Shame » : Ce même article R. 185-2 prévoit qu’en cas de non-conformité constatée après mise en demeure, le préfet procède à la publication du constat de carence de votre entreprise sur un site internet des services de l’État. Un risque majeur de publicité négative qui peut lourdement impacter la réputation de votre entreprise auprès de vos clients et partenaires.

Comment vont se dérouler les contrôles ?

L’État ne se déplacera pas au hasard et n’enverra pas un agent pour contrôler chaque bâtiments. Les vérifications sont désormais automatisées grâce à des technologies de pointe croisées avec les bases de données de l’administration :

 

  • Le programme « Foncier Innovant » : L’administration fiscale utilise une intelligence artificielle développée pour extraire automatiquement les contours des bâtiments et détecter les anomalies à partir des images aériennes de l’IGN. C’est exactement le même outil de détection par IA qui a permis de débusquer déjà plus de 150 000 piscines et les extensions non déclarées partout en France, ce qui a permis d’engendrer plusieurs dizaines de millions d’euros de recettes supplémentaires pour les communes concernées.

 

  • Le croisement avec l’application MAJIC : Les détections visuelles de l’IA sont immédiatement croisées avec les fichiers fonciers de l’application MAJIC (qui centralise toutes les données cadastrales et les propriétés bâties de l’administration). Une seule incohérence de surface ou d’usage de la toiture déclenche l’alerte.

 

  • Pour le Décret Tertiaire : Les contrôles s’effectuent directement en ligne via la plateforme d’État OPERAT. Chaque année, les entreprises concernées doivent y déclarer leurs consommations. L’absence de déclaration ou un écart avec les objectifs de réduction déclenche automatiquement une mise en demeure.

🔍📑 L’État s’appuie désormais sur le programme « Foncier Innovant » pour scanner automatiquement l’ensemble des bâtiments. Si l’intelligence artificielle détecte une emprise au sol supérieure à 500 m², une première alerte est donnée. L’application MAJIC croise ensuite ces données avec les fichiers du cadastre : si aucun système de production d’énergie photovoltaïque n’est répertorié sur votre toiture, une deuxième alerte est déclenchée. C’est à ce moment-là qu’un agent de l’administration valide manuellement l’infraction avant de vous envoyer une mise en demeure officielle (vous laissant un délai de 3 mois pour agir avant toute amende).

Vue aérienne d'un bâtiment logistique et de sa toiture photovoltaïque dans le cadre d'un bail de location de toit en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne.

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  • Zéro gestion : Nos équipes d’experts prennent en charge l’intégralité des démarches administratives, des raccordements techniques et de la maintenance d’exploitation future pendant toute la durée du bail.

 

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